Mon père conduit. La voiture progresse rapidement dans la montée. Encore un virage, et c'est enfin les falises. La voiture était une camionnette à plateau. D'un gris métallisée, elle était dotée d'ailes énormes et bombées ainsi qu'une cabine rebondie. Les roues crissent sur le gravier quand mon père freine brutalement au bord d'un précipice. Il fallait faire attention à cet endroit, je m'en souvenais. Ca glissait terriblement. C'était dangereux. C'était d'ailleurs là que ma mère...
Je pousse un soupir. Mon père est concentré sur la route. Je fixe moi aussi le pare-brise puis découvre le paysage.
Des plages faites de sables fins et blancs. Le ciel d'un bleu éclatant. Une mr turquoise. La température frolait les trente degrés. Mon père traverse Los Angeles. Je remarquai des mouettes qui tournoyait haut, très haut dans le ciel. Los Angeles était une ville immense.
Mon père s'arrête à un feu. Nous étions dans une rue où il y avait de grandes et magnifiques villas.
MON PERE : C'est dans ce quartier que nous allons vivre. Tu es contente, Demi ?
Je tourne la tête dans sa direction. J'étais furieuse à l'idée de vivre à Los Angeles.
DEMI : C'est hors de question que je vives ici !
MON PERE : Ecoute Demi, tu n'as pas le choix.
Mon père remet une mèche rebelle derrière mon oreille. J'avais peur de lui parce que...
Enfin, il y avait un écriteau sur la route qui annonçait BEVERLY HILLS. Mon père met son clignotant, ralentit et tourna à gauche. Nous étions arrivés. Enfin presque...
Mn père roule au pas. J'avais quitté PARIS. J'avais quitté mes amis. J'avais quitté mon petit ami.
Au bout d'un impasse, mon père s'arrête devant un portail électronique. Au dessus, une enseigne annonçait en grosses lettres noires "LOVATO". Le portail s'ouvre. Mon père avançe la voiture. Des palmiers bordaient de part et d'autre la longue allée de pavé. Nous allions vivre dans un chalet immense.
Le chalet était bati autour d'une cour parsemée de parterres de fleurs. Il y avait même, au centre, un étang à nénuphars. Une grande piscine avait été creusée non lion du garage. Des escaliers menaient à la terrasse. La terrasse donnait sur trois portes. Les caves. Le hall. La porte d'entrée était une double porte en chêne. Une volée d'escalier, sur la droite, montait sur le balcon. La porte donnait sur ma chambre. Dans un coin de la façade, il y avait une tour. C'était là que se trouvait la chambre de mon père. Mon père se gara devant le garage. Nous sortons de la voiture. Je claque la portière derrière moi. La propriété était délimitée par des murs surmontés de piques en fer. Le soleil se couchait derrière le chalet.
Tandis que mon père branchait le frigidaire, j'ouvre tous les volets. Un escalier menait à l'étage. Une grande terrasse couverte séparaient les chambres. Au premier, on trouvait une salle de bain si blanche, une cuisine, un salon avec une large cheminée, une salle à mangr, un bureau et une pièce circulaire vide.
Nous ammenons dans le hall dix valises, des cartons, des instruments de musique, et tout un bazar hétéroclite, allant des casseroles au tounevis.
Tandis que je rangeais mes affaires dans ma chambre, mon père file vers la cave. Il branche la chaudière sur la position minimale. Quand j'ai terminé, je me laisse tomber sur la chaise longue qui occupait le balcon et je me laissai emporter dans un profond sommeil.
Dans un rêve, j'étais dans un lieu sombre. Quatre boules tourbillonnaient autour de moi. L'orange dansait comme une flamme. La blanche était vaporeuse. La bleue était liquide. La verte sentait l'herbe et la terre Mon corps lévitait, paumes en avant, pouces vers l'extérieur. Un halo opalescent dorée me parcourait en une lente vague. La lumière se mettait à battre comme un coeur. Aussitôt, mon corps s'arrondit et je me met en boule, les genoux dans les bras
La voix de mon père me tire du sommeil.
MON PERE : Va me faire à manger !
Je me leve d'un bond.
DEMI : JE NE SUIS PAS TON ESCLAVE ! TU PEUX TE FAIRE DES PATTES TOUT SEUL !
MON PERE : C'EST MOI QUI COMMANDE ICI ! JE SUIS TON PERE !
DEMI : ET ALORS ?
Mon père me saisit violement par le bras.
DEMI : Pour moi, tu n'est pas mon père. Un père normal aime son unique enfant.
Je me dégage de son emprise et partis en courant.
MON PERE : REVIENS LA ! DEMI ! TOUT DE SUITE ! DEMI !
Je sors de la propriété. Je cours sans regarder. Je me prends les pieds dans une racine et percute quelqu'un. Quand j'ouvres les yeux, j'étais à la califurchon sur une personne. C'est...
MYSTERE
DESOLE SI CE CHAPITRE EST LONG
VOS IMPRESSIONS !!!
D'APRES VOUS :
- Pourquoi Demi a peur de son père ?
- Son petit ami va-t-il la voir ?
- Qui est l'inconnu ?